yaurveda - de bien belles idees

Qu’est-ce que l’ayurveda ?

Pratique antique de l’Inde, l’ayurveda (en sanscrit, ayur « vie », veda « vérité », « science » ou encore « connaissance ») est la science de la vie. L’ayurveda recouvre à la fois la « médecine indienne » et ses pratiques thérapeutiques, mais aussi la philosophie, la religion, l’art de vivre.
L’ayurveda est un tout, un mode de vie où le bien-être de la personne est au centre des préoccupations.

L’année dernière j’ai suivi une formation d’introduction à la pratique ayurvédique, voici rapidement quelques bases.

L’Ayurveda repose sur la théorie des cinq Énergies, ou 5 Éléments.

Ether / Akasha : l’état le plus subtil et impalpable. Akasha est transparent, léger, libre, en mouvement, clair et frais. Il est à la fois le vide apparent et expansif, donc omniprésent.

Air / Vayu : un peu moins subtil que l’éther mais quand même immatériel, mobile, sec, rugueux, légèrement palpable (vent).

Feu / Agni : Agni et de nature chaude, forcément, tranchant, lumineux, léger, brillant, dynamique, fougueux. Le feu c’est un mouvement vers le haut, qui a la capacité de se transformer. C’est le feu digestif qui transforme les aliments en nutriments pour le corps. Mais le feu en excès peut aussi détruire.

Eau / Jala : l’eau c’est l’énergie fluide, liquide. Son mouvement va vers le bas, l’eau peut s’adapter à son contenant. Elle est fuyante, humide, lourde, pesante. Elle peut être stagnante ou vive et associée à d’autres éléments elle peut devenir tranchante, dure, sombre ou claire.

Terre / Prithivi : Prithivi est lourde, solide, froide, constante, stable. C’est l’élément le plus concret, le plus palpable. La terre est résistante, mais aussi grossière et dense. Elle donne sa forme aux choses.

Dans l’ayurveda, la notion d’énergie et de circulation d’énergie est fondamentale.

Les trois doshas, socle de l’ayurveda

Dans l’ayurveda, les 5 éléments s’associent entre eux (par deux) et forme les doshas.
Le mot dosha signifie « état impur », indiquant donc leur nature « instable », prompte aux déséquilibres. Un déséquilibre qui s’exprime majoritairement par un excès.

Parmi les trois doshas, il y a :

Vata / Le mouvement : Ether + Air (majoritaire). Ce qui se meut. Vata est sec, léger, rugueux, subtil, mobile et froid. Il s’agit de ses caractéristiques (ses gunas).
Vata libère l’énergie.

Pitta / La transformation : Feu (majoritaire) + Eau. Ce qui se transforme. Pitta est onctueux, humide et gras, pénétrant, chaud, léger, liquide et fluide. Pitta fait circuler et transforme l’énergie.

Kapha / La structure, la préservation : Eau + Terre (majoritaire). Ce qui modèle et protège. Kappa est lourd, froid, stable, lent, onctueux (doux), lisse, visqueux et grossier.

Les trois doshas se retrouve dans tout être vivant, organisme. Ils servent de curseurs pour analyser, comprendre et rectifier l’état et le comportement des humains.

Chaque personne est donc à la fois envisagée de part son état (Vikriti), instantané de vie, miroir des déséquilibres doshiques de l’individu (à un instant T) et de part sa nature (Prakriti) qui est la constitution et la psyché d’une personne à sa naissance.
L’état est en perpétuelle évolution, la nature elle ne change pas.

Déterminer la nature n’est vraiment possible que lorsque l’état actuel est identifié et les déséquilibres rectifiés.

L’ayurveda offre des réponses et des solutions globales, concrètes mais surtout personnalisées pour chaque individu.

Pourquoi j’ai choisi de me former et d’appliquer l’ayurveda dans mon quotidien ?

J’ai toujours été à la recherche de ma vraie nature, celle que je sais être cachée sous les couches successives de mon éducation, mon histoire personnelle, la société qui nous entoure, mes peurs, mes angoisses.
Cette nature profonde, ce « nous » intrinsèque nous le perdons de vue souvent du fait des déséquilibres de la vie.

Je rencontre l’ayurveda au détour d’un blog et d’un article sur la question. Ma curiosité naturelle me pousse à investiguer d’avantage.
Je découvre une médecine millénaire, très précise et empreinte d’une profonde sagesse. Et je suis intriguée par les doshas, la constitution doshique des personnes. Je suis encore plus interpellée par la notion fondamentale au cœur de cette pratique que sont les déséquilibres et les parallèles que l’on peut faire avec notre médecine occidentale quant aux maladies et infections.

Notre nature ou constitution se forme in utero pour ne plus changer par la suite. Elle est la somme de notre héritage familial et de notre propre personnalité. Notre état résultant des déséquilibres de nos doshas, lui varie, fluctue et nous empêche de nous sentir parfaitement équilibré dans nos vie, notre quotidien.

L’ayurveda, en étudiant nos déséquilibres et notre nature nous permet de renouer avec un quotidien et une vie apaisée.

Les recommandations ayurvédiques concernent autant l’alimentation, herbes et épices, que des règles de vie, que le type de yoga et/ou de sport idéal pour notre nature. Cela en fait une médecine traditionnelle mais moderne et surtout holistique dans son approche.

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