qui sommes nous vraiment

Bon déjà rien que la question est tellement éculée qu’elle nous fait mal à la tête, mal cœur et à l’âme..

Cette question, lancinante pour certains, nous sommes tous un jour amenés à nous la poser ; plus ou moins tôt dans nos vies, mais n’empêche.

Qui suis-je ? Qui suis-je vraiment ?

La première fois que j’ai amené mon fils voir le pédiatre (un homme sage et bon), il m’a dit : « Observez bien votre enfant, car jusqu’à ses 6 mois ce que vous percevez de lui, c’est sa vraie nature. Sa nature sans les diverses couches que vont lui rajouter (imposer ?) notre éducation, la famille, les amis, la société. »
Cette sagesse pédiatrique je l’ai intégrée pour mes enfants, mais je n’avais pas poussé la réflexion plus loin.
Jusqu’à que je me penche sur l’Ayurveda (et oui encore elle). Médecine indienne qui envisage les éléments du monde selon leur nature (prakriti), et notamment les humains.

La question est donc revenue : qu’elle est notre « vraie » nature ?

Parce que si nous savons qui nous sommes, alors le monde s’ouvre à nous. Les choix sont plus facile à faire, de fait. Et le chemin vers la sérénité aussi.
Fini la culpabilité, les blocages de l’enfance… On sait enfin qui on est ! Le graal !
On se décrit souvent (et nous décrivons les gens) par rapport aux autres. En opposition ou en ressemblance. C’est flagrant pour les enfants. De qui a-t-il hérité ce nez ? Ce trait de caractère ? De quel côté de la famille est-il le plus fidèle héritier ?
On pense savoir de qui il a pris ceci ou cela, on y imprègne nos ressentis positifs ou négatifs.

Dis moi à qui tu ressemble je te dirais qui tu es !

Je suis fille unique, je n’ai donc aucune fratrie à laquelle me rattacher. Et pendant longtemps, j’ai eu le sentiment qu’en fait je ne ressemblais à personne et surtout pas à ma mère. Ce qui est quand même un comble.
Et que si par aventure une ressemblance était posée, elle était forcément négative, venant du « mauvais côté » de la famille, ou du défaut du mal aimé (en l’occurrence là aussi les relations fraternelles de ses parents jouent un rôle, on se retrouve régulièrement affublé du défaut que son parent ne supporte pas chez son frère ou sa sœur). Nous construisons donc souvent notre personnalité et notre psyché davantage par la négative que la positive.

Mais revenons à l’ayurveda. 3 éléments donc composent la nature d’une personne :
– vata, l’air, le mouvement
– pitta, le feu, la transformation
– kapha, l’eau, la structure, la préservation

Et notre nature se compose de ces trois éléments (des doshas) en plus ou moins grande proportion, chaque nature ayant un dosha dominant dans sa composition. La nature se fixe très tôt (dès la grossesse) et ne change plus. Seul notre état, nos déséquilibres changent.

Notre nature profonde est inscrite dans notre être

Déterminer la nature de quelqu’un n’est donc pas un exercice facile (notre état du moment et nos blocages d’enfances venant compliquer la lecture) et dans ma tête je tournais en boucle les différentes caractéristiques physiques et psychologiques.
Pire, je voyais chez les autres ce qu’ils étaient, sans arriver à déterminer pour moi ma propre nature.
Et puis la sagesse du pédiatre m’est revenue. Qui était-on bébé ? Bon alors pas de panique je ne suis pas barrée au point de vous dire que je me souviens de moi à 6 mois, MAIS au fond de moi j’ai puisé mes plus lointains souvenirs, j’ai laissé mes sens vagabonder, mon esprit voyager. En gros je me suis offerte une petite séance de méditation maison.

Et puis la solution m’est apparue littéralement, car c’est la photo de ma grand-mère maternelle jeune qui est venue s’installer dans mon esprit me soufflant ainsi ma réponse. J’étais à la fois elle et différente d’elle. J’étais moi.
On sait qui on est, on a souvent juste peur de le (re)découvrir. On a peur de vivre tel qu’on est, en exprimant ce que l’on est, qui on est.

Et le plus drôle, c’est que moi qui trouvais que je n’avais pas grand chose en commun avec ma famille maternelle, je me rends compte aujourd’hui que non seulement j’étais dans l’erreur, mais surtout que notre vision des choses, des gens est systématiquement emprisonnée, faussée par le prisme d’une réalité déformée, de croyances qui se forgent au cours de notre vie mais qui n’ont pas plus de fondement que ça finalement. Et que nous pouvons tous, à notre façon trouver notre voie, nous réconcilier avec nous-même en étant bien évidemment bienveillant avec notre petite personne et en ouvrant nos esprits à la nature, à la lecture, aux voyages, à notre petite voie intérieure.

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