renaissance

renaitre de ses cendres

C’est souvent après des événements tragiques, forts, des maladies, des accidents que beaucoup de gens témoignent avoir redécouvert la vie.
Soudainement le déclic se fait, ce qu’on est devenu ne nous correspond plus. La seule chose à faire désormais, sera d’enlever le pilote automatique de sa vie et opérer une véritable renaissance.

Pourquoi envoie t-on tout valser juste après les moments les plus durs de nos vies ?

La vision de la fin, de la possibilité de mort, nous fait souvent réaliser qu’on est bel et bien en vie que cette vie nous l’aimons et que nous n’avons pas du tout envie de la quitter.

Dans notre monde moderne, nous sommes pris dans un train à grande vitesse, c’est un voyage rempli de stimulations, d’infos (plus ou moins alarmantes), de courses effrénées dans le but d’obtenir plus de possessions, de réussite, de succès.

Dans l’antiquité, l’Egypte Ancienne par exemple le renouvellement, le rajeunissement étaient des rites puissants et nécessaires au maintien de l’énergie vitale, notamment du roi. La continuité était assurée par une revivification des attributs royaux.
Dans les civilisations asiatiques, indiennes, une attention toute particulière est porté au moment présent, à notre circulation et renouvellement d’énergie, pour éviter justement de se perdre, de s’oublier en chemin.

La peur du changement nous rend aveugle aux possibilités de chemins qui s’offrent à nous.

De nos jours, nous sommes toujours prompt à ricaner lorsqu’un financier change de vie pour devenir pâtissier, une histoire de crédibilité, mais quelque part au fond de nous on l’envie, on le jalouse, car il a osé se réinventer, il a changé de chemin, il a réécrit son destin.

Alors pourquoi attendre ? Pourquoi faut-il atteindre le bout du rouleau pour rebondir ?
Le monde change, nous changeons nous aussi (sans peut-être s’en rendre compte au départ), alors pourquoi nos vies, nos désirs ne pourraient-ils pas changer ?
Notre monde moderne est parfois encore si figé par la notion de parcours, de carrière, d’étapes de vie.
Pourquoi seulement la linéarité et la cohérence de nos parcours sont-elles valorisées ?
Les parcours atypiques au contraire devraient être considérées avec curiosité (dans le sens noble du terme bien sûr) et respect.

J’ai un parcours atypique, je suis une personne atypique et bien souvent pour pouvoir décrocher des entretiens, des boulots, conserver des amitiés j’ai du masquer ma singularité, minimiser l’originalité de mes études et de ma carrière.
Et quand il a fallut que je redessine les contours de ma vie, là encore le sens commun, l’appréhension du regard des autres et venu me faire douter de ma direction.

Réinventer sa vie devrait être un jeu d’enfant.

L’école nous apprend à lire, à compter, nous fait étudier un tas de matières académiques, nous apprend à développer notre regard critique ; mais il me semble qu’on ne nous enseigne pas le plus important, à savoir comment bien voyager dans sa vie, sans pilote automatique. On ne nous apprend pas à respecter notre corps, nos intuitions. On ne nous enseigne pas à bifurquer, à accepter ou provoquer le changement.
Tout cela c’est « sur le tas » et souvent au prix de doutes, de peurs et de souffrances qu’on le comprend, pour enfin s’en affranchir. Éduquer ses enfants dans l’idée que se renouveler est une bénédiction et que rien n’est jamais figé leur ferait gagner un temps si précieux sur la vie et leur permettrait de cheminer en étant heureux. Tout simplement.

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